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BANANA SPLIT: un film canadien sur l’industrie bananière

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Savez-vous d’où proviennent vos bananes?  Voici la question que posent les cinéastes (et couple) Ron Harpelle et Kelly Saxberg aux canadiens dans leur film de 2002, Banana Split qui suit l’histoire et les pratiques du United Fruit Company / Chiquita.  Les natifs de Thunder Bay nous montrent une perspective particulièrement canadienne :  le film s’ouvre sur une juxtaposition d’une tempête de neige au Canada avec une plantation bananière au Honduras.  Donc on leur a posé quelques questions…

Comment vous êtes-vous intéressés aux bananes?

Ron :  Je suis professeur d’histoire à l’université Lakehead (à Thunder Bay, Ontario), et j’étudiais la migration de travailleurs des Indes de l’Ouest vers l’Amérique centrale.  Au courant de mes études, j’avais vécu au Costa Rica et avais été témoin des effets de l’industrie bananière.  En 1998, j’ai décroché une bourse du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) pour compiler une chronologie du travail sur les plantations bananières au Honduras et donc…

Kelly :  En octobre 1998, on a mis les enfants dans l’auto, et nous sommes descendus au Honduras (de Thunder Bay!).  Ouais :  ça leur a pris un petit moment avant qu’ils nous fassent confiance pour d’autres voyages en auto….   Je suis cinéaste, donc on travaillait bien en équipe, Ron faisait sa recherche et moi, je tournais le film et faisais le montage.

Banana Split est sorti en 2002.  Comment se passe la vie de ces travailleurs Chiquita maintenant?

Comme on le montre dans notre film, l’Ouragan Mitch a eu un gros impact sur les travailleurs de Chiquita au Honduras.   Essentiellement, 25 ans d’amélioration dans les relations de travail ont été remis à zéro par l’instauration par Chiquita de nouvelles pratiques qui ont à la fois augmenté la charge de travail des travailleurs et les ont isolé les uns des autres.  Au lieu d’être responsable d’un rôle spécifique sur la plantation, les travailleurs sont maintenant en charge de toutes les tâches reliées à une parcelle de la plantation.  Ceci a créé un environnement dans lequel des travailleurs sont plus préoccupés que d’autres ne faisant pas leur part, et les a mis dans une situation compétitive et non collaborative.  Donc même s’il y a eu des gains en production sur leurs nouvelles plantations honduriennes, il n’y a pas eu de partage de ces bénéfices avec les gens marginalisés sur le terrain, et il est devenu plus difficile que jamais pour eux de s’organiser comme ils auraient pu le faire dans le passé.  La production juste-à-temps aura peut-être impliquée plus de femmes, mais moins de travailleurs au total.

Chiquita (et d’autres grandes entreprises) ont aussi commencé à changer leur modèle d’affaires :  ils ont moins de terre à eux, et se fient aux petits producteurs pour leur fournir la quantité nécessaire.  Ceci représente une grande opportunité pour les multinationales, qui mettent le risque du flux de la demande sur le dos des petits producteurs :  ils ferment tout simplement le robinet quand il y a un surplus de bananes.

Sur les plantations costaricaines, la vie s’est améliorée par le fait que les gens ont maintenant accès à l’internet et sont plus au courant de ce qui se passe dans le monde et de leurs droits.  Il reste encore beaucoup de défis :  la paye et l’hébergement inadéquats, ainsi que l’utilisation de produits chimiques sur les plantations, qui tombent aussi sur les communautés avoisinantes.

Comment Chiquita ou Mel-o-Ripe ont réagi au film?  Comment le film a-t-il été reçu ailleurs dans le monde?

Nous avons prévenu Chiquita et la famille Pitoscia que le film sortait, mais n’avons eu aucune réponse de leur part, et nous avons pu comprendre que Mel-o-Ripe n’existe plus.  Pour tous les autres : nous avons fait beaucoup de films ensemble ces vingt dernières années mais Banana Split reste notre « meilleur vendeur ».  Nous l’avons promené en Europe et il a gagné quelques prix, et a été honoré dans plusieurs festivals de film à l’international.  Avec l’aide de l’ACDI, nous avons aussi développé du matériel bilingue (disponible ici en EN et en FR) qui a été utilisé dans les écoles secondaires en Ontario.

Vous gardez un petit espoir pour l’industrie de la banane?

En 2008, nous avons fait un film qui s’appelle « Health for Life » au sujet de Dre Palmira Ventocia, une scientifique péruvienne à l’Université du Pérou à Lima.  Elle a développé une façon de détruire les œufs de maringouin en utilisant des noix de coco – ce qui s’est développé en projet communautaire contre la malaria, mené par de jeunes personnes ainsi sensibilisées à la prévention de cette maladie.  Nous croyons que l’éducation est le meilleur espoir pour notre futur, et la plus grande différence se fera une fois les enfants impliqués.  Ces enfants grandiront pour devenir des adultes qui changeront leurs communautés.

Dans le nord du Pérou, où l’enseignement du Dre Ventocia résonnait très fortement, une génération d’enfants a été élevé en pensant de manière plus scientifique à leur environnement.  Les gens étaient plus ouverts à la production biologique de bananes (parmi d’autres produits) grâce à l’enseignement scientifique qu’ils avaient reçu sur la prévention de la malaria.  Il n’existe pas de bananes conventionnelles au Pérou – que du bio.  Ce choix protège et les producteurs et leurs travailleurs, ainsi que leurs terres.

 

Qu’en pense Equifruit?

Nos valeurs sont dans le commerce équitable pour beaucoup de raisons – mais en voici quelques-unes qui nous différencient des grandes multinationales bananières, tel qu’elles sont décrites ci-haut :

-Contrats à long-terme : Dans le cadre du commerce équitable Fairtrade, nous nous engageons à signer des contrats à long-terme avec nos producteurs pour qu’ils puissent planifier leur production sur l’année.  Ils savent qu’ils auront un revenu stable, ce qui permet aux petits producteurs de demander des prêts et d’investir dans leurs fermes, leurs maisons et leurs communautés.

-Le droit de s’organiser : Les travailleurs sur les fermes certifiées Fairtrade ont le droit de se syndiquer.  Les règles de Fairtrade exigent aussi la prise de décision démocratique et encourage le travail en coopérative.  Equifruit n’achète en ce moment que de coopératives de petits producteurs où ils travaillent ensemble pour améliorer leurs conditions de travail et le rythme de la production.

-Utilisation restreinte de pesticides sur les bananes conventionnelles uniquement : Equifruit vient tout juste de commencer l’importation de bananes conventionnelles Fairtrade pour servir le marché institutionnel au Canada. Malgré le fait que ces bananes ne sont pas bio, il existe des règles très strictes sur l’utilisation de pesticides sur les plantations certifiées sous le commerce équitable Fairtrade.  Il y a une liste restreinte de produits chimiques permis, et leur utilisation est contrôlée de près.  La santé et sécurité des travailleurs est au premier rang pour les produits Fairtrade, qu’elles soient bio ou conventionnelle.


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Chapeau aux bananes sur nos campus!

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Cette semaine, Equifruit a marqué deux belles premières : l’arrivée des premières bananes équitables conventionnelles (non-bio) au Canada, et la vente de ces bananes à un client institutionnel.  L’université Concordia a obtenu la désignation de Campus Équitable en aout 2016, en s’engageant à convertir le café, thé et chocolat offerts à travers le campus vers des produits Fairtrade.  En collaboration avec leur fournisseur de services alimentaires, Aramark, Concordia s’est déjà placé au premier rang des campus canadiens s’engageant maintenant à n’offrir que des bananes équitables :  c’est du leadership, ça!  Le responsable national de la durabilité, Michael Yarymowich, a participé cette semaine aux activités de lancement chez Concordia, on en a profité pour lui poser quelques questions :

5 questions pour un cadre en durabilité

1. Aramark gère combien de services alimentaires au Canada?  Que cherchent vos clients quand ils vous parlent de la « durabilité »?

Aramark gère des centaines de services alimentaires à travers le Canada.  Sur les campus canadiens, on n’a jamais vu autant d’intérêt pour les systèmes alimentaires et l’approvisionnement responsable.  Les clients me parlent de choses diverses, telles que le commerce équitable, la nourriture locale, la santé des océans, l’environnement, la gestion des déchets et le bien-être animal.

Suivant la demande pour une grande variété d’aliments, on retrouve le souhait qu’aucune personne impliquée dans ce marché global de la nourriture n’ait été marginalisée, ce qui fait du concept du commerce équitable un des mouvements en plus forte croissance qu’on ait vu à date.

Fairtrade Canada, et leurs partenaires en distribution tel que Equifruit nous aident à répondre à cette demande en nous encourageant à faire des changements dans notre chaine d’approvisionnement.  Cet appui nous outille à faire des changements positifs et à les communiquer afin d’atteindre un segment encore plus important de la population.

 2. La désignation « Campus Équitable » de Fairtrade Canada représente quoi pour Aramark?

Pour beaucoup d’étudiants, le passage à l’université est accompagné de plusieurs autres décisions qu’on fait pour la première fois, incluant la nourriture qu’on va s’acheter.  Les étudiants se rendent compte assez rapidement qu’il y a plusieurs facteurs à considérer au-delà de ce dont ils en envient dans le moment même, des facteurs tels que l’économie globale et l’impact social.  La marque Fairtrade peut être un outil très pratique pour aider les étudiants à naviguer dans ces eaux-là, et Aramark est fier d’aligner son message afin de permettre à une nouvelle génération de citoyens de faire des choix qui mèneront à des changements positifs.  Ça fait partie de notre mission d’enrichir les communautés dans lesquelles on travaille.

 3.Pourquoi les bananes? Y-a-t-il d’autres catégories alimentaires que vous souhaitez convertir à l’équitable Fairtrade?

La banane est le fruit le plus populaire sur nos campus, donc comme point de départ, on est assuré d’avoir le plus gros impact avec cette nouvelle politique d’achats.  Au fur et à mesure que les étudiants seront sensibilisés au commerce équitable, nous regarderons les autres options de produits certifiés Fairtrade.

Les bananes ont aussi une valeur symbolique, tout comme le café, le thé et le cacao, on les reconnait comme ayant été cultivées dans les pays en voie de développement.  Elles sont aussi un cadeau de la nature :  une collation qui tient bien dans ta main et qui sert donc facilement à passer le mot!

4. Concordia vient tout juste de se faire désigner Campus Équitable, mais est déjà un leader parmi les campus équitables. Est-ce qu’on vous parle de bananes équitables ailleurs dans votre réseau?

Il y a beaucoup d’enthousiasme pour cette cause, et je crois qu’on peut dire qu’une fois qu’une institution a fait un pas en avant, audacieux comme celui-ci, d’autres suivront.  J’encouragerai les autres campus à suivre les pas de Concordia, et je suis sûr que c’est ce qui va se passer.

5. On voit que vous vous êtes bien amusé lors des évènements à Concordia cette semaine donc… dites-nous : c’était un rêve depuis quand pour vous de vous déguiser en banane?  Vous avez déjà réservé le costume pour d’autres activités dans le futur?

Ça parait nono, mais je le considère comme étant un honneur qu’on me demande d’enfiler le costume de banane.  Pour moi, ça représente une association à une grande cause!  Au fur et à mesure que d’autres campus partenaires d’Aramark obtiendront leur désignation de Campus Équitable, je m’attends à d’autres occasions propices au port du costume et de la prise de selfie!  La tournée Banane Équitable 2017 :  à qui la chance?


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Comment créer des SUPERALIMENTS bananiers : le compost sur une plantation péruvienne

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En l’honneur du Jour de la Terre, Equifruit s’enfonce dans le monde glamour du… compost.  Et oui !  Le compost est sujet pas mal excitant quand t’es aussi fan que nous de l’agriculture durable.  Et oui ! On s’attend à ce que ce nouveau billet de notre blogue brise l’Internet, parce qu’on sait bien qu’on n’est pas les seuls à vouloir appuyer des initiatives écologiques.

APPBOSA, la coopérative au Pérou avec laquelle on travaille depuis nombreuses années, a développé un programme de compost centralisé.   Marcia Herrero Reto, Directrice Qualité & Certification chez APPBOSA, nous a gentiment aidé à y creuser un peu plus profondément.  Voici donc ses réponses à nos…

5 questions au sujet du compostage de plantes bananières !

  1. Quand est-ce que le programme de compostage a débuté ?  Le projet a-t-il reçu des fonds de la prime sociale Fairtrade ?

Le programme de compostage a débuté en 2006, à peu près.  Au départ, il a été fondé par l’aide de la prime sociale, mais aujourd’hui il est rendu autosuffisant.

  1. Pourriez-vous nous décrire le processus de compostage ?

Une fois la récole terminée, les travailleurs sur les plantations d’Appbosa ramassent le fruit mis au rebut ainsi que les tiges des plantes de bananes, et les amènent au site de production de compost, près des bureaux centraux de la coopérative.  Une équipe de travailleurs coupe ce matériel organique en plus petits morceaux et le transforme en paillis à l’aide d’une machine.  Cette composition de plantes est ensuite mélangée avec les fumiers frais de bétail, moutons et chèvres que la coopérative achète de fermiers locaux.

Ce mélange est ensuite réparti sur des couvertures, en lit formé comme des pyramides de 7m de long, 1,5 m de large et 1m en hauteur.  Le compost doit maintenir au taux d’humidité et sa température est surveillée quotidiennement : sous le soleil chaud péruvien, elle peut dépasser les 55 degrés Celsius !  Le compost doit aussi être tourné de temps à autre, normalement environs 5 fois sur sa production.  Quand le compost est prêt, après plus ou moins 2 mois, il est tamisé, mis en sac et préparé pour la distribution.

  1. Combien de gens sont impliqués dans ce projet ?

La préparation du compost se fait à l’année longue.  Il y a 4 personnes qui y travaillent, tous des employés de la centrale de la coopérative Appbosa.

  1. Est-ce que la production de ce compost rempli la demande de la coopérative ? Devez-vous en acheter des quantités supplémentaires d’autres fournisseurs ?

Puisque la banane se produit à l’année longue, nous avons une quantité constante et nous réussissons à fournir tous nos producteurs.  Dans certains cas, nous vendons d’excédant, mais uniquement à nos partenaires.

  1. Comment distribuez-vous le compost aux membres producteurs de la coopérative ?

Nous suivons une procédure pour l’achat du compost.  Pour chaque caisse de bananes que produit le producteur pour exportation par la coopérative, il déduit 2 soles (approx. 75 cents CAD).  C’est comme un programme d’épargne, et chaque 3 mois, nous évaluons combien chaque producteur aura mis de côté de cette manière.  Nous désignons un montant fixe de compost par hectare, et du montant épargné, les producteurs bénéficient d’un escompte de 10 soles pour chaque sac de compost.  Le solde de leurs épargnes sera ensuite utilisé pour acheter d’autres engrais pour les nutriments nécessaires pour son fruit, tel que le potassium, Sulpomag (un mélange biologique de soufre, potassium et magnésium) ainsi que la phosphorite.

Vous avez d’autres questions pour Marcia ?  Inscrivez-les dans les commentaires ci-dessous et on vous reviendra avec ses réponses !  Entretemps, l’équipe Equifruit vous souhaite un très bon Jour de la Terre !


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Beignets à la banane équitable de Ruth Walton

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Cette recette sort du livre de Ruth Walton, « Juliana’s Bananas » (New Internationalist, 2014).  Vous pouvez en apprendre plus sur notre blogue, ou même vous en commandez votre propre copie!

Beignets à la banane équitable

Ces beignets sont à leurs meilleurs avec des bananes très mures.  Si la peau est brune, le goût sera encore plus délicieux !  On obtiendra 12 petits beignets avec cette recette.

Ingrédients

3 bananes équitables, très mûres

½ tasse / 80g farine tout usage

½ c. à thé poudre à pâte

2 c. à soupe sucre équitable

½ c. à thé extrait de vanille

½ c. à thé cannelle

¼ c. à thé muscade râpé

¼ tasse / 60 ml eau

1 c. à soupe jus de citron

2 c. à soupe huile de coco, pour la cuisson (peut être remplacée par de l’huile végétale)

Instructions :

  • Peler les bananes et les mettre dans un grand bol. Les écraser avec une fourchette jusqu’à ce qu’elles soient épaisses et gluantes
  • Tamiser la farine au-dessus du bol, ensuite ajouter les autres ingrédients, et remuer avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le tout soit bien mélangé.
  • Demande à un adulte de chauffer l’huile de coco dans une poêle à fond épais. Ajouter à l’aide d’une cuillère à soupe de grosses gouttes de pâte dans la poêle.  Cuire les beignets à feu moyen 2 ou 3 minutes de chaque côté, jusqu’à ce qu’ils soient brunis et croustillants.
  • Les retirer de la poêle et les laisser reposer sur une assiette couverte de papier absorbant pour retirer l’excédent d’huile.

Pour se régaler encore plus, servir avec du sirop d’érable ou un peu de sucre à la cannelle.


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5 Questions à propos de « Juliana’s Bananas »

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Ruth Walton est auteure et illustratrice britannique de livres éducatifs pour jeunes enfants.  Son œuvre compte sept livres, dont la série « Let’s Find Out ».  À travers ses illustrations originales et des textes vivants, ses livres encouragent les enfants à découvrir le monde autour d’eux, et plus loin encore.  Elle souhaite en particulier aider les enfants à s’intéresser et comprendre le côté éthique de nos aliments et produits manufacturés.
Aujourd’hui, en l’honneur de La journée internationale du livre pour enfants, nous mettons sous les projecteurs le dernier livre de Ruth Walton, Juliana’s Bananas (“Les bananes de Juliana ») (New Internationalist, 2014), une superbe ressource éducative qui nous présente les gens qui cultivent nos bananes, et qui aident les enfants à comprendre les défis de faire venir ce fruit délicieux de la plantation à leur supermarché.  Ruth a joué le jeu de répondre à nos

5 Questions au sujet de “Juliana’s Bananas


 1.  Comment vous êtes-vous intéressée aux bananes ?

J’ai toujours aimé manger les bananes, mais je n’en avais jamais vu pousser, donc je me suis lancée dans un voyage de découverte !  Après en avoir appris plus sur l’industrie de la banane, je me suis décidée à écrire un livre qui aiderait les enfants à comprendre comment l’achat de bananes équitables peut aider des familles dans d’autres coins du monde.

2.  Dites-nous en un peu plus sur les producteurs que vous avez rencontrés. Existe-t-il une « vraie » Juliana?  Quel est son plus grand défi ?

J’ai eu la chance de visiter Saint-Vincent, Sainte-Lucie et Dominique dans les Iles du Vent, où j’ai pu rencontrer beaucoup d’agriculteurs.  La « vraie » Juliana qui a été l’inspiration pour mon livre travaille fort tous les jours pour cultiver et protéger son fruit, mais sa subsistance est précaire, puisqu’il est difficile pour des fermes individuelles et des petits producteurs de respecter les standards stricts établis par les supermarchés et leurs consommateurs.  Les ouragans et les maladies bananières causent aussi des problèmes terribles pour les producteurs là-bas.

3.  Votre livre inclut l’histoire de Bertha et Billy, les enfants de Juliana. C’est comment, leur vie ? Quel impact pensez-vous que le système Fairtrade a sur ces enfants ?

En voyageant, j’ai vu plein de projets géniaux qui ont été financés par l’argent de la prime sociale Fairtrade, y compris des autobus scolaires, des terrains de soccer et de basketball, de l’équipement de laboratoire et des salles d’ordis dans des écoles.  Acheter Fairtrade (équitable) aide à financer des ressources et des installations qui améliorent la vie des enfants et des communautés entières de plein de manières différentes.

4.  Pourriez-vous nous décrire la technique de collage que vous utilisez si bien dans votre livre ?

J’ai fait les illustrations dans « Juliana’s Bananas » en utilisant un mélange de techniques.  J’ai fait des collages à la main avec du papier que j’avais peint, ensuite je les ai numérisés et j’ai ensuite créé des couches avec les morceaux peints ainsi que des extraits de photos.  J’ai ajouté des détails plus fins avec un stylo de calligraphie.

5.  Quelle est votre collation banane préférée ?

Les beignets à la banane sont délicieux !  Vous les trouverez à la page 25 de « Juliana’s Bananas » mais au cas où vous ne pourriez pas attendre jusqu’à ce que votre copie arrive, voici la recette…


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Le visage de votre fruit équitable

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Les bananes, c’est rigolo. Il y a des farces et des chansons comiques et des histoires marrantes à n’en plus finir au sujet de la banane, et croyez-nous, on a tout entendu ou presque. Il y en a des correctes, et il y en a des plus coquines. Parfois, tout ce qu’on à faire c’est de se présenter comme étant les « dames bananes » et les gens sont pliés en deux. Juste pour ça, ça vaut la peine de sortir du lit le matin !

Mais il y a plus que les blagues pour nous motiver à travailler chez Equifruit. On aime le fruit, certes, mais on aime surtout les humains derrière notre fruit. Le commerce équitable, c’est une façon de s’assurer que les gens au tout premier plan de la chaine d’approvisionnement se font bien traiter : qu’ils se fassent payer correctement, qu’ils profitent d’un environnement de travail sain et sécuritaire, et que leurs enfants ne travaillent pas à leurs côtés mais plutôt sur leurs leçons et devoirs. Nous travaillons directement avec des coopératives de petits producteurs, et notre travail consiste à les représenter sur le marché canadien, de bien raconter leurs histoires et de vendre leurs fruits. instagram for chrome Pour chaque conteneur qu’on importe, nous recevons une liste des petits producteurs qui y ont fourni du fruit. Ceci est en partie pour respecter la traçabilité des produits – mais ça sert aussi à nous rappeler qu’il y a de vraies personnes derrière ce fruit que nous consommons, de vraies personnes avec des vraies vies et familles, avec leurs problèmes et leurs joies, tout comme nous.

Et donc… apprenons à connaitre un de ces petits producteurs. L’homme sur la photo de notre blogue s’appelle Victor Marquez, un membre de nos partenaires équatoriens El Guabo. Lui et ses deux cousins exploitent une bananière de 5 hectares près de Santa Rosa (dans la province d’El Oro, dans le sud de l’Équateur) qu’il a hérité de son père. Il a maintenant 45 ans, et il fait ce travail depuis qu’il en a 15 et donc avant que le commerce équitable soit une option pour sa communauté. Ils ont une équipe de travailleurs qui vient les aider une fois par semaine : il leur faut jusqu’à 5 autres paires de bras pour récolter, empaqueter et transporter le fruit jusqu’au point de départ central d’El Guabo.

Victor est marié et a trois enfants : deux garçons âgés de 6 et 13 ans, ainsi qu’une fille de 18 ans qui est au centre de notre histoire. Rappelons-nous que la coopérative El Guabo fut fondée en 1997 et commença donc à vendre des bananes sur le marché équitable autour de l’année de la naissance de la fille de Victor. Sa vie sera bien différente de celle de ses parents : elle est maintenant étudiante à l’Université Métropolitaine de Machala. C’est une opportunité qui aurait été inconcevable pour Victor et son épouse, mais qui s’est avérée possible pour leur fille grâce en partie à l’emphase du commerce équitable sur l’éducation plutôt que le travail des enfants. Quelle belle chance pour elle !

Quand les gens se rassemblent pour parler du commerce équitable, c’est plutôt sûr qu’il aura aussi un gars qui se balade en costume de banane pour faire rire le monde. Les gens adorent nos costumes de bananes – mais on nous demande aussi : « Pourquoi on se déguise en banane, au juste ? »

Notre réponse ? Parce que derrière chaque banane que nous mangeons, il y a quelqu’un qui travaille fort, qui cherche de meilleures opportunités pour ses enfants et sa communauté. Donc de la ferme familiale de Victor à notre table familiale, nous savons d’où provient notre fruit, et sommes conscients de l’impact que l’achat de ce fruit aura sur une communauté à l’autre bout du monde. Du Fruit Réfléchi ! On a hâte de vous présenter d’autres de ces personnes, ici, à travers notre blogue. Et en attendant… rigolons un peu !


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Gâtez-vous… c’est équitable !

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Bouchées banane-beurre d’arachides


 IngrédientsIMG_5026

  • 1 tasse de pépites de chocolat noir équitable (ou bien en tablette, cassée en morceaux)
  • ½ c. à thé d’extrait de vanille
  • 2 c. à soupe de lait (normal, mais aux amandes c’est encore mieux)
  • 1 banane Equifruit (bio-équitable), coupée en tranches (pour des mini bouchées, les couper en deux)
  • 1/3 tasse de beurre d’arachides (crémeux ou croquant, au choix)
  • 1 c. à soupe d’huile de noix de coco (de préférence extra-vierge et non-affinée)
  • 12 moules à muffin (ou 24 pour les minis)

Préparation

  1. Chauffer le chocolat, le lait et la vanille à basse température dans une casserole (ou chauffer au micro-onde, pour les papas et mamans débordés !) Remuer jusqu’à ce que le chocolat soit lisse et crémeux.  Attention !  Ne pas laisser trop chauffer !  Puisque le chocolat est recouvert de liquide, il va fondre rapidement et peut facilement brûler.
  2. Ajouter une bonne cuillère à soupe de chocolat uc browser for mac dans chaque moule à gâteau (il devrait en rester)
  3. Poser un morceau de banane Equifruit par-dessus et l’enfoncer doucement pour bien le fixer dans le chocolat
  4. Faire fondre l’huile de noix de coco et incorporer le au beurre d’arachides. Si celui-ci est trop dur, réchauffer-le un peu et continuer de mélanger.
  5. Ajouter une cuillère à soupe de beurre d’arachides à chaque préparation choco-banane.
  6. Compléter chaque moule avec une dernière couche de chocolat (avec ce qui reste de la préparation)
  7. Mettre les moules au congélateur.

Et voici la partie la plus difficile :  attendre une bonne heure avant de les consommer !  Servir dès qu’elles sortent du congélateur :  elles sont délicieuses quand les tranches de banane sont encore congelées, comme des mini-boules de crème glacée!

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