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5 Questions à propos de « Juliana’s Bananas »

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Ruth Walton est auteure et illustratrice britannique de livres éducatifs pour jeunes enfants.  Son œuvre compte sept livres, dont la série « Let’s Find Out ».  À travers ses illustrations originales et des textes vivants, ses livres encouragent les enfants à découvrir le monde autour d’eux, et plus loin encore.  Elle souhaite en particulier aider les enfants à s’intéresser et comprendre le côté éthique de nos aliments et produits manufacturés.
Aujourd’hui, en l’honneur de La journée internationale du livre pour enfants, nous mettons sous les projecteurs le dernier livre de Ruth Walton, Juliana’s Bananas (“Les bananes de Juliana ») (New Internationalist, 2014), une superbe ressource éducative qui nous présente les gens qui cultivent nos bananes, et qui aident les enfants à comprendre les défis de faire venir ce fruit délicieux de la plantation à leur supermarché.  Ruth a joué le jeu de répondre à nos

5 Questions au sujet de “Juliana’s Bananas


 1.  Comment vous êtes-vous intéressée aux bananes ?

J’ai toujours aimé manger les bananes, mais je n’en avais jamais vu pousser, donc je me suis lancée dans un voyage de découverte !  Après en avoir appris plus sur l’industrie de la banane, je me suis décidée à écrire un livre qui aiderait les enfants à comprendre comment l’achat de bananes équitables peut aider des familles dans d’autres coins du monde.

2.  Dites-nous en un peu plus sur les producteurs que vous avez rencontrés. Existe-t-il une « vraie » Juliana?  Quel est son plus grand défi ?

J’ai eu la chance de visiter Saint-Vincent, Sainte-Lucie et Dominique dans les Iles du Vent, où j’ai pu rencontrer beaucoup d’agriculteurs.  La « vraie » Juliana qui a été l’inspiration pour mon livre travaille fort tous les jours pour cultiver et protéger son fruit, mais sa subsistance est précaire, puisqu’il est difficile pour des fermes individuelles et des petits producteurs de respecter les standards stricts établis par les supermarchés et leurs consommateurs.  Les ouragans et les maladies bananières causent aussi des problèmes terribles pour les producteurs là-bas.

3.  Votre livre inclut l’histoire de Bertha et Billy, les enfants de Juliana. C’est comment, leur vie ? Quel impact pensez-vous que le système Fairtrade a sur ces enfants ?

En voyageant, j’ai vu plein de projets géniaux qui ont été financés par l’argent de la prime sociale Fairtrade, y compris des autobus scolaires, des terrains de soccer et de basketball, de l’équipement de laboratoire et des salles d’ordis dans des écoles.  Acheter Fairtrade (équitable) aide à financer des ressources et des installations qui améliorent la vie des enfants et des communautés entières de plein de manières différentes.

4.  Pourriez-vous nous décrire la technique de collage que vous utilisez si bien dans votre livre ?

J’ai fait les illustrations dans « Juliana’s Bananas » en utilisant un mélange de techniques.  J’ai fait des collages à la main avec du papier que j’avais peint, ensuite je les ai numérisés et j’ai ensuite créé des couches avec les morceaux peints ainsi que des extraits de photos.  J’ai ajouté des détails plus fins avec un stylo de calligraphie.

5.  Quelle est votre collation banane préférée ?

Les beignets à la banane sont délicieux !  Vous les trouverez à la page 25 de « Juliana’s Bananas » mais au cas où vous ne pourriez pas attendre jusqu’à ce que votre copie arrive, voici la recette…


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Le visage de votre fruit équitable

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Les bananes, c’est rigolo. Il y a des farces et des chansons comiques et des histoires marrantes à n’en plus finir au sujet de la banane, et croyez-nous, on a tout entendu ou presque. Il y en a des correctes, et il y en a des plus coquines. Parfois, tout ce qu’on à faire c’est de se présenter comme étant les « dames bananes » et les gens sont pliés en deux. Juste pour ça, ça vaut la peine de sortir du lit le matin !

Mais il y a plus que les blagues pour nous motiver à travailler chez Equifruit. On aime le fruit, certes, mais on aime surtout les humains derrière notre fruit. Le commerce équitable, c’est une façon de s’assurer que les gens au tout premier plan de la chaine d’approvisionnement se font bien traiter : qu’ils se fassent payer correctement, qu’ils profitent d’un environnement de travail sain et sécuritaire, et que leurs enfants ne travaillent pas à leurs côtés mais plutôt sur leurs leçons et devoirs. Nous travaillons directement avec des coopératives de petits producteurs, et notre travail consiste à les représenter sur le marché canadien, de bien raconter leurs histoires et de vendre leurs fruits. instagram for chrome Pour chaque conteneur qu’on importe, nous recevons une liste des petits producteurs qui y ont fourni du fruit. Ceci est en partie pour respecter la traçabilité des produits – mais ça sert aussi à nous rappeler qu’il y a de vraies personnes derrière ce fruit que nous consommons, de vraies personnes avec des vraies vies et familles, avec leurs problèmes et leurs joies, tout comme nous.

Et donc… apprenons à connaitre un de ces petits producteurs. L’homme sur la photo de notre blogue s’appelle Victor Marquez, un membre de nos partenaires équatoriens El Guabo. Lui et ses deux cousins exploitent une bananière de 5 hectares près de Santa Rosa (dans la province d’El Oro, dans le sud de l’Équateur) qu’il a hérité de son père. Il a maintenant 45 ans, et il fait ce travail depuis qu’il en a 15 et donc avant que le commerce équitable soit une option pour sa communauté. Ils ont une équipe de travailleurs qui vient les aider une fois par semaine : il leur faut jusqu’à 5 autres paires de bras pour récolter, empaqueter et transporter le fruit jusqu’au point de départ central d’El Guabo.

Victor est marié et a trois enfants : deux garçons âgés de 6 et 13 ans, ainsi qu’une fille de 18 ans qui est au centre de notre histoire. Rappelons-nous que la coopérative El Guabo fut fondée en 1997 et commença donc à vendre des bananes sur le marché équitable autour de l’année de la naissance de la fille de Victor. Sa vie sera bien différente de celle de ses parents : elle est maintenant étudiante à l’Université Métropolitaine de Machala. C’est une opportunité qui aurait été inconcevable pour Victor et son épouse, mais qui s’est avérée possible pour leur fille grâce en partie à l’emphase du commerce équitable sur l’éducation plutôt que le travail des enfants. Quelle belle chance pour elle !

Quand les gens se rassemblent pour parler du commerce équitable, c’est plutôt sûr qu’il aura aussi un gars qui se balade en costume de banane pour faire rire le monde. Les gens adorent nos costumes de bananes – mais on nous demande aussi : « Pourquoi on se déguise en banane, au juste ? »

Notre réponse ? Parce que derrière chaque banane que nous mangeons, il y a quelqu’un qui travaille fort, qui cherche de meilleures opportunités pour ses enfants et sa communauté. Donc de la ferme familiale de Victor à notre table familiale, nous savons d’où provient notre fruit, et sommes conscients de l’impact que l’achat de ce fruit aura sur une communauté à l’autre bout du monde. Du Fruit Réfléchi ! On a hâte de vous présenter d’autres de ces personnes, ici, à travers notre blogue. Et en attendant… rigolons un peu !


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